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Le travail du
traducteur si situe entre ces deux moments consécutifs, à
égale distance des deux systèmes communicatifs confrontés,
la traduction en tant que produit final étant
l'aboutissement normal d'un passage rarement direct, au
cours duquel ont lieu plus au moins rapidement les diverse
opérations de triage, de sélection, les combinaisons, les
déplacements, les substitutions, bref, toutes les
transformations nécessaires à la métamorphose du texte
initial en un texte au mieux équivalent (un texte perd
toujours quelque chose à être traduit, ne serait-ce que la
pensée collective spontanée et spécifique de chaque langue
qui est souvent insaisissable hors des ses frontières
linguistiques), au pire trompeur (contresens, faux sens) ou,
plus fréquemment, maladroit (impropriétés, tours inusités,
lourds... 'sentant le traduit'...).
Or, si
l'approche est la même, la démarche sera différente selon
qu'il s'agira de traduire passivement un teste d'une langue
apprise dans sa propre langue ( version) ou, au contraire,
de transférer dans une langue apprise, n'appartenant donc
pas au même titre que la langue maternelle aux réflexes
instinctifs et à la culture du traducteur, des énoncés au
demeurant fort compréhensibles, mais - c'est là que réside
la difficulté - privés de sens, maladroits, lourds, etc. dès
qu'on les force à passer tels quels dans la langue
d'arrivée. Aussi les stratégies, la technique de la
traduction seront-elles différentes dans l'un et l'autre
cas:
- Comprendre
un texte dans une langue autre que la sienne propre, c'est
procéder à la découverte d'un sens, le rendre ensuite est
une opération d'écriture dont l'habileté instinctive ou
innée ressortit davantage à la performance du traducteur
qu'à une compétence linguistique qu'il faut supposer acquise
dès l'enfance. Et, inversement:
- Comprendre
un texte dans sa propre langue, c'est retrouver à chaque
instant l'essentialité du message, sa fonction; le rendre
ensuite dans une langue apprise c'est, à partir de cette
réduction préventive, organiser le message de façon à lui
restituer autant que possible son intentionnalité; la façon
de s'exprimer, la manière de dire, qui renvoient dans la
langue de départ à une performance de l'écriture, risquent
de n'être pas aussi performantes dans la langue de départ à
une performance de l'écriture, risquent de n'être pas aussi
performantes dans la langues d'arrivé, il reste que
l'exercice scolaire du thème est d'abord fonction de la
compétence du traducteur qui ne peut compter en occurrence
que sur une connaissance objective de la langue qu'il
emprunte, et sur sa capacité à manier les outils à sa
disposition (dictionnaires et grammaires).
Traduire sans
trahir?
Traduire, trahir... Les débats sur la traduction sont aussi
vieux que la littérature. Qu'est-ce qu'un bon traducteur ?
Et comment le devient-on ?
Traduction littéraire
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